La Convention d’Objectifs et de Gestion, pour la période 2013-2017, a été signée le 16 juillet dernier entre l’État et la Cnaf.

Le texte, approuvé par le Conseil d’Administration et la Direction de la Cnaf, est le résultat d’un compromis entre les demandes de l’État et les besoins exprimés par la branche Famille.

L’Association des Directeurs de Caf se félicite de voir, pour la prochaine période, de nouvelles ambitions attendues de leurs organismes, notamment au travers des objectifs de la politique en faveur de la petite enfance ou de la parentalité, la confirmation d’orientations fortes déjà engagées dans la COG précédente, telles que la mise en œuvre de « parcours » définis selon les difficultés rencontrées par les allocataires.

Cette COG comporte cependant un volet sur les moyens de gestion attribués pour les 5 prochaines années qui amène aujourd’hui l’ADIRCAF à alerter les Pouvoirs Publics, comme elle l’avait déjà fait en novembre 2012, sur les risques importants que fait courir au Réseau le niveau des économies attendues :

  • malgré la création temporaire de 700 emplois en 2013-2014, dont 500 emplois d’avenir, les effectifs connaîtront, en fin de COG,  une réduction  de 1 000 emplois, voire 1 300, c’est-à-dire plus de 3  % des personnels présents fin 2012. Soit une suppression de 1 700 à 2 000 emplois sur la durée de la COG.

Depuis plus de 2 ans les Caisses d’Allocations Familiales connaissent des écoulements de charge difficiles sans précédent. Ainsi, en janvier 2013 le retard moyen de l’ensemble des caisses avoisinait les 10 jours et plus du tiers des dossiers non traités avaient plusieurs semaines de retard. Les populations servies, en cette période de crise économique, attendent un traitement et un paiement rapide de leurs dossiers, en particulier pour les bénéficiaires de minima sociaux. On sait aussi que cette crise demandera du temps pour se résorber,

  • à cela s’ajoute une réduction des frais de fonctionnement de 15 %, sans revalorisation liée à l’inflation, d’ici 2017.

Le coût moyen de gestion des Caf est de 2,6 %, chiffre très bas, qui démontre que la gestion des moyens est rigoureuse, et qu’il sera très difficile de repousser encore les limites sans une prise de risque important, aussi bien sur la qualité du service que sur la santé de nos collaborateurs.

L’ADIRCAF sera particulièrement attentive à ce que la mission IGS IGF, conduite au 1er semestre 2015, joue effectivement son rôle d’analyse de la situation réelle du réseau, avant de valider la mise en œuvre des réductions d’effectifs.

 

L’ADIRCAF sera tout autant attentive sur les mesures de simplification pour lesquelles l’État s’est engagé.

La complexité de la législation, entraîne la complexité du système d’information, la complexité des informations et des explications apportées à l’allocataire, la génération d’indus, et, bien entendu, l’incompréhension des allocataires. Le respect de cet engagement par l’État est non seulement fortement attendu par les Directeurs, mais cette simplification doit être massive et rapide.

 

Les mois qui s’annoncent seront difficiles, mais sans ces mesures, les directeurs ne peuvent garantir le maintien d’un bon niveau de service aux allocataires et de conditions de travail satisfaisantes pour les personnels.